|
La
stéréoscopie (du grec stereos : solide,
skopein : observer) est l'ensemble des techniques mises en
œuvre pour reproduire une perception du relief à partir de deux
images planes presque identiques.
Elle se base sur le fait que la
perception humaine du relief se forme dans le cerveau lorsqu'il
reconstitue une seule image à partir de la perception des deux
images planes et différentes provenant de chaque œil. La vision
du relief par stéréoscopie consiste simplement à présenter une
image prise à droite à l'oeil droit, et une image prise à gauche
à l'oeil gauche.
La collection de stéréoscopies des chanoines du
Gd-St-Bernard dénombre à ce jour 258 stéréoscopies (photos
doubles) sur tirage papier et une cinquantaine de plaques de
verres tirées en positif. Les tirages papier ont été scannés en
2005 par Mme Marie-José Bruttin.
Une stéréoscopie se regarde
au travers d'un stéréoscope.
Dans les collections du Grand-Saint-Bernard sont conservés deux
stéréoscopes.
1) Le
premier est formé d'une barre horizontale d'une trentaine de
centimètres sur laquelle coulisse le support des images
stéréoscopiques, tandis que les lentilles pour fixer les images
sont fixes.
2)
Le second appareil, plus sophistiqué, ressemble à une paire de
jumelles en bois dans laquelle on peut introduire les images
stéréoscopiques ou photos doubles.
Stéréoscopies du Gd-St-Bernard
L'Hospice du Grand-Saint-Bernard était un lieu mythique avec ses
fameux chiens, aussi des photographes l'ont documenté dès
l'invention de la photographie. Naturellement, il existe aussi
une documentation stéréoscopique dont nous mentionnons
la série réalisée par Louis Lavasseur, 148
boulevard St-Germain à Paris, qui a fait le tour des pièces de
l'hospice pour en montrer la vie quotidienne. Le tout a été
développé sur des plaques de verres. Il donne ainsi un état de
la maison au tournant du vingtième siècle.
La collection de stéréoscopies
dénombre à ce jour 258 stéréos sur tirage papier (et carton) et
une cinquantaine de plaques de verres tirées en positif.
|