Archives du Grand-Saint-Bernard

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Dossier personnel du chanoine
Maurice-Florentin Joris

AGSB 5516
a) 1845, 5 septembre, Gd-St-Bernard, église majeure.
Devant l'autel de la Ste-Vierge Marie, Mauritius Florentinus Joris, novice, émet ses voeux solennels dans les mains du prévôt Franciscus Benjaminus Filliez, dont il baise les deux pouces sur les S. Evangiles.
Signatures du prévôt, du profès et des témoins Petrus Dominicus de Chinoz ? et Ludovicus Ganioz.
Papier, double folio, 21.8 x 34.6 cm, latin.
Au dos nom, date et indication d'Orsières.

b) 1850, 7 janvier, Orsières.
Maurice Joris écrit au chanoine et professeur Pierre-Joseph Deléglise à l'hospice du Simplon.
Guérison de M. Marquis, qui pensait mourir, mais guérit après Noël. Maladie de M. Penon. Sépultures. Paroissiens qui ne veulent plus payer le vicaire. Cas réservés, douteux, exposé en latin (fille impubère et son frère). Le curé de Sembrancher privé de son casuel par le conseil. Sermon de M. Joseph Lugon à Sembrancher : plainte portée à Sion contre M. Joseph Lugon. Le prévôt à Rome dès le 6 novembre. Lettre de M. Biselx, le prévôt malade a rechuté mais va mieux dès le 5 décembre. Nouvelle de son frère Jean-Nicolas [Joris] émigrant : le 20 août au Havre, puis 32 jours jusqu'à New-York, de la vers Louis-Ville où Jean-Nicolas est arrivé le 11 octobre. Maurice Reuse (son beau-frère) a acheté à 5 minutes de la ville une ferme de 60 ares pour 1200 dollars, par 1/2 avec Louis Morend de Bagnes. Jean-Nicolas reste avec eux, il n'a rien acheté; il vend des marchandises prises à Paris (l'entrée à New-York lui a coûté 25 %, mais a pu les vendre en bloc avec bénéfice, mais il vend mieux au détail. Il ne se fixera pas en Amérique, on pense qu'il rentrera au pays dans quelques années, selon son intention au départ. François Sarrasin, frère du prieur, est à Détroit, mais ne s'y est pas fixé. Deux de Commayre sont à Louis-Ville, avec un beau-frère de Joris. Les autres d'Orsières et de Bagnes se sont dirigés vers le Visconsin : pas de nouvelles : selon lettres récentes arrivées à Bagnes, le frère du chanoine Deléglise P.-J. serait tombé malade : ne pouvant travailler, sa famille est dans une position assez gênante (nouvelle douteuse).
La femme du notaire Duc de Lens, qui est à Orsières, où elle est bien misérable, prie d'offrir son fils aîné au prieur comme ouvrier lorsque [M. Deléglise] construira la grange. Ce jeune homme doit se trouver au Simplon; il partirait avec Lation, mais il faut veiller sur sa conduite, la compagnie de Lation l'inquiète. Ne pas lui remettre d'argent avant son départ, et indiquer dans un billet combien il aura reçu. Prière de répondre à Maurice Joris à ce sujet : il s'inquiète de la profonde misère de cette mère. Veiller à ce que Séverine ? ne séjourne pas trop longtemps l'atelier de M. Alt et ... au plus tôt à M. Tornay à Martigny. Salutations au prieur, aux autres MM. et aux domestiques. Salutations des confrères Marquis et Rossier.
Papier, double folio, 20.4 x 29.9 cm, français et latin.
Au dos : adresse, sceau informe plaqué, sur laque rouge, oblitération postale, un fragment de la lettre a disparu.

c) 1857, 22 février, St-Oyen.
Lettre du chanoine Maurice Joris à un confrère; il est malade, mais a recouvré l'usage de ses membres, il y a quelques semaines et peut écrire. Remerciements au prieur. Les médecins lui ont donné un "brevet de longue vie". Il attend du prieur du Gd-St-Bernard de la santé des confrères de Lens, et souhaite pouvoir aider ses confrères au plus tôt. Joris décrit sa maladie : arthrite ou rhumatisme goutteux articulaire, qui avait empiré, l'immobilisant au lit, crampes et maux d'estomac, respiration difficile, etc. Soins du Dr Cristiani, "dévoué sinon à la soutane, du moins à la personne" multiplie visites et traitements. Demande de prières. Depuis bientôt 2 mois il n'a pu dire la messe que 6 ou 7 fois.
François Froment ? a quitté sa famille pour émigrer depuis Marseille.
Nouvelles d'autres personnes. Le comte de Seyssel est mort d'apoplexie. Mgr l'évêque d'Aoste est rétabli. Difficultés pour le chapitre de St-Ours. Pas de nouvelles du prévôt, qui va mieux, mais sa jument a péri. Salutations au prieur, à MM. Besse et au recteur.
Papier, double folio, 19.6 x 25.4 cm, français.
Regeste sur un folio annexe, 10.1 x 5.8 cm, porte les Nos 23/11 et 81.