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Année 2012 |
En vous abonnant à la Revue, vous pourrez admirer également les photos qui illustrent les articles reproduits ci-dessous. Voici un exemple. Chers
amis lecteurs, Au menu de ce numéro 1.2012, en tout premier évidemment, les bons vœux de notre Prévôt, Mgr. Jean-Marie Lovey. Puis les vœux, avec forte coloration chinoise, du Père Gabriel Délèze. Il vient de repartir pour Taïvan, après un mois de « vacances missionnaires » en compagnie de son confrère le chanoine Charles Reichenbach. Nos vœux et nos prières les accompagnent. Un bonjour cordial et un tout grand bravo à Charles, qui repart courageuseent en mission, à l’âge de 80 ans. Nous penserons spécialement à lui, le lundi 6 février 2012, date de son 80ème anniversaire (6 février 1932) et de son arrivée à la mission de Taïwan (6 février 1962). 80 ans d’âge dont 50 de mission, cela se fête et s’arrose :.Kampé ! Nous restons dans le monde chinois avec les 2 articles suivants : Dans le 1er article, le chanoine Joseph Yang, prêtre chinois, profès de notre Congrégation, en fin d’études universitaires à Fribourg, nous parle de la situation actuelle de l’Eglise en Chine : beaucoup de soucis, beaucoup de tension entre l’Eglise et l’Etat mais Joseph nous donne surtout un message de courage et d’espérance., suivi d’une belle prière pour la Chine. Dans le même contexte, vous lirez le beau témoignage d’un futur prêtre chinois, entretien publié sur le site Zénith. Ensuite, Mgr. Joseph
Roduit, nous parle de « Et il nous rappelle "des propositions concrètes
pour vivre une nouvelle imagination de la charité". Tout
un
programme, tout un idéal pour orienter et dynamiser notre flamme
missionnaire ,
tout au long de cette nouvelle année. Je vous donne également un écho
du dernier Conseil
Primatial, tenu en octobre passé, à l’abbaye de Klosterneuburg. Puis, à méditer et à
déguster, un beau texte
pour l’Avent : « Faire route…) Au
terme de mon
éditorial, je vous demande de faire bon accueil, au bulletin de
versement
inséré dans ce numéro 1.2012. Il vous permet de renouveler votre
abonnement à
notre Revue et surtout, de manifester, par votre versement agrémenté
d’un don,
votre appui bienveillant à nos missionnaires de Formose et à leurs
œuvres. Chne RM Kaelin,
rédacteur
Le jour
d’aujourd’hui « Vis le jour d’aujourd’hui que Dieu te donne, il est à toi. Vis-le en lui. Le jour de demain est à Dieu Il
ne t’appartient pas. Ne porte pas sur demain le
souci d’aujourd’hui. Demain est à Dieu, remets-le en
lui. Le moment présent est une frêle
passerelle : Si tu le charges des regrets
d’hier, de l’inquiétude
de demain, la
passerelle
cède et tu perds pied. Le passé ? Dieu le
pardonne. L’avenir ? Dieu le donne Vis le jour d’aujourd’hui en
communion avec
Lui »
“Tout
au fond, au-dessus de l’autel-mémorial dédié aux
ancêtres: le Ressuscité libère des enfers
les âmes des justes. Vœux pour l’année nouvelle : « A vos boussoles… » L’année 2012 sera … Mais qui peut dire ce qu’elle sera ? Voilà pourquoi il est habituel de formuler des vœux. On se surprend à rêver. Pour soi, aussi bien sûr, mais pour l’autre d’abord. On offre à un frère, à une sœur ce que l’on croit bon ; mieux, ce que l’on pense être le meilleur pour sa vie. Mais qu’en sait-on de ce qui est réellement bon pour soi et pour les autres ? Alors reste l’énoncé le plus juste : « Je vous offre mes meilleurs vœux » ! Prenez ! Triez ! Choisissez ! Que chaque lecteur choisisse de trier, au milieu de tout ce qui lui sera donné de vivre durant la nouvelle année, ce qui le fera grandir en humanité, grandir en sainteté. Et ce sera déjà pas mal. C’est mon vœu. Il
y a 50 ans, à l’automne 1962, s’ouvrait le Concile Vatican II. En
entrant dans le nouveau millénaire, Jean-Paul II, selon ses propres
paroles,
s’est senti « le devoir d’indiquer le Concile comme la grande
grâce dont
l’Église a bénéficié au XXème siècle : il nous offre,
disait-il, une
boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui
commence.» Il
n’est pas nécessaire d’attendre le 12 octobre -ce qui paraît très
loin-
pour nous préparer à l’événement! Mon
vœu, que chaque baptisé, quel que soit son âge, sa fonction dans la
société ou
l’Église, renouvelle sa curiosité baptismale pour se replonger dans le
trésor
de Vatican II. Je fais le vœu que ceux qui ont accès aux textes du
Concile les
mettent à disposition du plus grand nombre. Il
pourrait y avoir des soirées paroissiales où on lit puis échange sur
un document conciliaire ; des
rencontres d’hommes et de femmes de bonne volonté pour découvrir le
message du
Concile ; de la formation d’adultes ou de jeunes toute inspirée à
la
source des travaux conciliaires ; et que dire de la
prédication ? La
source est abondante. Il y en a pour toutes les catégories de
professions,
d’âge, d’engagements, de responsabilités.
Voilà pour l’énumération des 16 documents
majeurs élaborés, priés, travaillés patiemment et offerts en héritage
par les
Pères du Concile à tous les hommes de bonne volonté, il y a un
demi-siècle.
Pour la traversée de cette année jubilaire nous est offerte cette
« boussole fiable ». Peut-être nous faudra-t-il l’instrument qui
oriente
notre marche ? Mais sûrement que nos pas de baptisés sauront alors
nous
guider au long d’une année qui sera bonne et sainte.
« Gongxi facai »
Année après année, l’arrivée
du Nouvel An apporte une atmosphère de joie et de fraternité. Les plus
jeunes
sont heureux d’avoir une année de plus et les aînés espèrent être
devenus un
peu plus sages. Chacun se fait un devoir de congratuler ses proches,
ses amis,
ses voisins…Enfant, sur le chemin qui mène à l’église, à mes oreilles résonnaient des centaines de « Bonjour! Bonne année! » Je trouvais ces salutations amusantes et conventionnelles. Après le repas de midi, il fallait aller rendre visite aux oncles et aux tantes qui habitaient près de chez nous. Je me gênais; les salutations d’usage sonnaient faux; j’étais mal à l’aise et j’avais hâte de terminer cette pénible corvée. Actuellement, le Nouvel An m’apparaît comme une grande fête d’humanité, un jour où chacun désire et souhaite le bien, un jour où chacun espère que le sourire l’emporte toujours sur la force, un jour rayonnant de soleil printanier. A Taiwan, le premier de l’an on dit: « Joyeuse nouvelle année! Gongxi facai - félicitations, enrichissez-vous -! » « Félicitations! »: on se réjouit de se retrouver, comme des personnes qui auraient réussi un exploit. Cette expression nous rappelle que chaque journée vécue est une aventure, un don que Dieu nous accorde avec ses joies et ses peines, une montée vers l’Ultime Sommet, Jésus-Christ. « Enrichissez-vous! »: de prime abord, cette expression paraît peu évangélique quoique rejoignant les désirs intimes de beaucoup de gens. Une fois passés mes premiers agacements, cet idiotisme devint pour moi: « Que cette nouvelle année soit riche de Dieu et d’attention pour le prochain! » En 2012, le 23 janvier, nous entrerons dans l’année du dragon. Pour les Chinois, le dragon chevauche les nuées du ciel. Il est craint, car si il y a trop de pluies, les catastrophes arrivent. Il est vénéré, car les pluies fertilisent le sol et permettent d’abondantes récoltes. Par extension, le dragon est également l’emblème de l’empereur et de ses subalternes qui président aux destinées du pays. Il est honoré et de nombreuses femmes espèrent mettre au monde un enfant durant l’année du dragon, car une telle naissance est de bon augure pour une carrière prometteuse. Mes vœux pour 2012: Que tous les petits dragons, c’est-à-dire toutes les personnes qui exercent des responsabilités politiques, voire religieuses, mettent leur pouvoir au service du bien commun plutôt que de chercher à satisfaire leurs caprices trop souvent fantasmatiques! Que le grand dragon chinois la République Populaire de Chine - respecte l’autonomie et les libertés que chérit le petit dragon chinois - Taiwan-! Et que le dragon du Ciel - Tianlong - accorde à chaque être l’eau vive et féconde dont il a besoin pour s’épanouir! Chanoine
Gabriel
Délèze
Jésus,
où
es-tu ?
Actualité de l’Eglise en Chine Grâce la puissance de l’économie de Chine, tout le monde en parle, nous pouvons facilement touver des articles dans la presse, chaque jour, et aussi des reportages à la télévision. Mais nous trouvons très rarement des nouvelles sur ce qui se passe dans l’Eglise en Chine. Dans cet article, je vais évoquer quelques derniers événements vécus dans l’Eglise qui est en Chine.. Dès 2005, les relations entre l’Etat du Vatican et l’Etat chinois se sont progressivement améliorées, le dialogue a toujours eu lieu dans des dates fixées et des résultats positifs ont été enregistrés. Et voilà que cet été, de façon très étonnante, tout a changé,et personne n’a compris pourquoi. À partir du mois de juin, tout une série d’ordinations épiscopales illicites ont été célébrées : cela a beaucoup blessé l’Eglise particulière de Chine et l’Eglise universelle. Tout d’abord, l’ordination épiscopale du Père Paul Lei, dans le diocèse de Leshan (province de Sichuan, sud de la Chine le 29 juin, il été ordonné évêque sans mandat pontifical, c’est une ordination valide mais illicite. Il est automatiquement excommunié, y compris l’évêque consacrant et les concélébrants pour cette ordination, selon le canon 1382 du droit canonique. Cette ordination est différente de celle de l’année dernière au point de vue de la sanction. Le Saint-Siège a publié une déclaration explicite au sujet de l’ordination épiscopale du Père Paul Lei.Le Saint-Siège a clairement dit que Père Paul Lei n’a pas l’autorité pour diriger le diocèse, il ne le reconnait pas comme évêque diocésain de Leshan. Par contre, dans la déclaration du Saint-Siège au sujet de l’ordination épiscopale du Père Joseph Guo, le Pontife Romain a regretté que l’ordination ait eu lieu, cela a profondement blessé l’Eglise. Pour la sanction, le Saint-Siège a été moins précis. Suite à la déclaration du Saint-Siège, l’Etat chinois était furieux. C’est pourquoi nous avons eu, quelques jours après, une autre ordination épiscopale, en guise de représailles. L’ordination épiscopale du Père Joseph Huang a eu lieu le 14 juillet pour le diocèse de Shantou (province de Canton, sud de la Chine). C’était également une ordination illicite. Le Saint-Siège a encore une fois exprimé sa douleur, cet acte était contraire à l’unité de l’Eglise universelle. Et de plus, ce diocèse a déjà un évêque nommé par le pape mais non reconnu par l’Etat chinois. Huit évêques reconnus par le pape ont participé à l’ordination mais de force car soumis à une forte pression. Tous ces événements sont douloureux mais dans cette situation, l’Eglise en Chine se montre très courageuse. Je donne ici deux exemples plus remarqués. Le premier concerne Mgr. Paul Pei, évêque du diocèse de Liaoning (nord de la Chine), il a très courageusement refusé de présider l’ordination du Père Joseph Huang. Il est sous une pression que nous ne pouvons pas imaginer. Ce qui le console, c’est que tous les prêtres de son diocèse l’ont protégé à tout prix pour éviter sa participation à cette ordination. Tous les prêtres du diocèse ont entouré Mgr. Paul Pei et ne l’ont pas quitté un instant pendant un mois tout entier. Les fidèles n’ont pas eu les messes pendant cette période très difficile, mais ils ont prié avec plus de ferveur qu’avant. La conséquence est que l’Etat a suspendu Mgr. Paul Pei des fonctions qu’il occupait à la Conférence épiscopale, mesure temporaire présentée comme punition. Il serait aussi maintenu en résidence surveillée dans son évêché de Shenyang. On dit aussi qu’il a démissionné lui-même pour éviter de devoir présider une autre ordination illicite, ces prochains mois dans le diocèse voisin Ici nous pensons naturellement à l’évêque du diocèse de Xianxian (province de Hebei) Mgr.Li, un évêque "officiel " mais reconnu par le Pape. Lui aussi a refusé de participer à la Huitième Assemblée nationale des représentants catholiques à Pékin en décembre 2010. Au début de l’année 2011, il a démissionné de son siège épiscopal ; ses diocésains disent qu’il veut ainsi éviter un autre événement plus grave. Le deuxième, il s’agit du diocèse de Handan (province de Hebei, nord de Chine) la date de l’ordination épiscopale a été fixée pour le 29 juin 2011, mais quelques jours avant de cette date, le diocèse a décidé l’annulation de l’ordination sous la pression de l’Etat. Parce que Mgr. Yang, évêque actuel du diocèse de Handan, a refusé que les évêques illicites viennent concélébrer à la cérémonie de l’ordination. Ce qu’on ne peut pas imaginer est que l’ordination avait eu lieu d’ une manière discrète à la claivoyant du diocèse. La conséquence est que l’Etat était très en colère, l’Etat presse ce nouvel évêque, Mgr. Joseph Sun, a être ordonné de nouveau officiellement, si non, il ne peut pas occuper le siège épiscopal. Evidemment, cet évêque ne peut pas et ne veut pas l’accepter. Actuellement, il fonctionne comme un simple prêtre dans le diocèse, il est aussi en résidence surveillée comme les autres. Avec tout cela, beaucoup de chrétiens demandent : où es-tu, Jésus ? Pourquoi nous as-tu abandonnés ? C’était déjà la demande de Jésus à son Père sur la croix. Mais grâce à la prière, en communion avec le Christ, nous allons comprendre pourquoi. Oui, c’est vrai, l’Eglise en Chine est en persécution, mais elle est jeune, dynamique, enthousiaste.. Elle n’a pas peur, parce que Jésus est là, bien présent avec les chinois ! Père Joseph Yang
ROME, Vendredi 16 septembre 2011 (ZENIT.org) – Nous publions cet entretien accordé à l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) par un séminariste chinois. Il veut être prêtre. Paul a bientôt trente ans et vient tout juste de terminer ses études au séminaire. De nationalité chinoise, il a grandi dans un petit village d’une province de l’ouest. Après avoir participé aux JMJ de Madrid avec un autre jeune de sa région, le voici en France. Alors même qu’il était en route pour l’Espagne, les autorités chinoises sont venues dans sa famille pour demander où il était. Elles avaient tenté de dissuader Paul de venir en Europe. Entretien. Comment est née votre vocation ? Par mon grand-père. Il était très proche des vieux missionnaires français. En 1953, ces derniers ont été expulsés de Chine. Tous les catholiques ont alors été très maltraités. Mon grand-père s’est exilé pendant 30 ans. Au début des années 80, avec Deng Xiaoping, la Chine a réouvert ses portes et mon grand-père est rentré. Il nous a parlé de sa foi avec beaucoup de fougue. Il prenait la relève des missionnaires, il a construit des églises dans la région. J’ai beaucoup appris de lui. A la fin du collège, je suis allé au petit séminaire, j’y ai passé trois ans. Puis je suis rentré au séminaire de l’Eglise officielle de Chine. Aujourd’hui, mon évêque fait partie de l’Association Patriotique des Catholiques de Chine (organe du Parti Communiste, ndlr)… Je ne sais pas encore ce qui va se passer par la suite. N’est-il pas possible d’être ordonné ailleurs ? J’y ai pensé. Je veux être prêtre pour Jésus, mais je crois que Jésus me veut là bas. Je souhaite revenir chez moi. Il y a de nombreux catholiques. Mais nous n’avons pas de prêtres depuis 60 ans ! Quand les gens meurent, il n’y a personne pour célébrer la messe d’enterrement. Nous ne pouvons pas recevoir les sacrements. Les jeunes ont besoin de soutien spirituel. Les gens de mon village m’attendent depuis longtemps. Si je ne revenais pas, cela pourrait les décourager. Comment a pu se transmettre la foi aussi longtemps, sans les sacrements ? Dans les années 50, les militaires n’autorisaient pas les gens à prier. Toutes les églises ont été détruites. D’autres ont été utilisées comme des lieux communautaires. Dans les familles, vous ne pouviez pas avoir d’images religieuses ou de croix. Vous ne pouviez pas avoir de nom chrétien. Mes parents ont vécu durant cette période. Ils se levaient la nuit pour prier, pendant que les autres dormaient. Malgré ces entraves, ils ont gardé la foi. Des prêtres passaient de temps en temps ? Les dimanches, quand le village n’avait pas d’église, toutes les familles se réunissaient dans une maison. On voyait de temps en temps un vieux prêtre. Il avait passé 20 ans en prison, parce qu’il était séminariste. Il a été ordonné seulement après sa sortie. Il nous a permis de garder la foi. Quand j’étais petit, on le voyait une fois tous les deux ou trois ans. En 2004, j’ai eu l’occasion de visiter des villages avec un autre prêtre : j’ai rencontré des catholiques qui n’avaient pas vu de prêtre depuis 20 ans. Là bas, les gens ont soif d’apprendre et de découvrir la foi. La situation politique actuelle en Chine ne vous décourage-t-elle pas ? Les chances d’être prêtre sont très réduites pour moi. En raison de la situation particulière de la région, mon ordination me paraît loin…Chaque fois que je suis tenté d’abandonner ma vocation, je pense à ceux que j’ai laissés là bas. Ma famille me soutient et prie pour moi. Comme tout le village. Cela me redonne courage. Même si je ne peux pas devenir prêtre, je veux demeurer un témoin du Christ, pour les autres. Comment avez-vous vécu les JMJ ? C’était incroyable. Dans mon village, certains se demandent s’il y a des catholiques autre part. Maintenant je vais pouvoir leur raconter et leur confirmer que nous ne sommes pas les seuls !
Seigneur, l'Eglise qui est en Chine souffre
toujours « Seigneur, l'Eglise qui est en Chine
souffre toujours en
raison de sa fidélité à l'Eglise universelle. Donne au Pape Benoît XVI
et à ses
ministres la sagesse et la patience de chercher dans la vérité
évangélique des
solutions pour faire avancer l'unité de l'Eglise de Chine. « Seigneur Jésus Christ, tu sais combien de
pasteurs sont
encore contrôlés, emprisonnés et persécutés. Soutiens-les par ta
souffrance sur
la croix, donne-leur le courage et la persévérance de continuer à
témoigner
fidèlement de la foi catholique. « Esprit d'unité, les divisions entraînées
par des forces
extérieures déchirent le Corps du Christ, empêchent la croissance de
ton Eglise
en Chine. Donne à l'Eglise officielle et à l'Eglise souterraine de se
réconcilier. Que leur orientation commune en faveur de l'évangélisation
unifie
les cœurs des pasteurs et des fidèles. « Notre Dame de Chine, Saint Joseph, le
grand patron de
toute la Chine, protégez vos enfants chinois des dangers de l'athéisme
et du
matérialisme, daignez exaucer leurs prières pour la conversion de la
Chine. Et
vous les saints Martyrs de la Chine, priez pour le gouvernement chinois
: que
le Seigneur ouvre les cœurs des dirigeants, pour que la liberté et la
justice
soient respectées. Que la grâce de Jésus, l'amour du Père et la
communion de
l'Esprit-Saint accompagnent et sanctifient tous les Chinois et tous
ceux qui
prient pour eux ». Des prêtres de l'Eglise de Chine « Des propositions concrètes I Le
primat de la
charité.
Le 9 février 2001, quelques
fondateurs et
responsables de mouvement se sont rencontrés à Rome. Ils avaient comme
thème de
rencontre: "Que faire pour qu'en
voyant les communautés chrétiennes, toute
personne puisse s'exprimer: Regardez comme ils s'aiment!"
Leur conclusion: "Beaucoup
de choses, même dans
le nouveau siècle, seront nécessaires pour
le cheminement historique de l'Eglise;
mais si la charité (agapè) fait défaut,
tout sera inutile". II Comment concrètement redonner le primat à la charité dans les paroisses ?
Si l'on relit l'évangile, on voit
comment Jésus a donné le primat à la charité, à l'amour. Toute sa vie
et tout
son enseignement est centré sur l'amour du Père que les disciples sont
invités
à vivre avec leurs frères. La paroisse un lieu où
se vit l'amour
Il importe
donc que nos paroisses soient d'abord le lieu où se vit cet amour. De
nombreux chrétiens de nom ne viennent
plus à l'église aujourd'hui et il faut le regretter. Mais n'y a-t-il
pas à leur
montrer comment pratiquer l'évangile à travers des gestes quotidiens de
l'amour
et du pardon? La paroisse un lieu où
se vit l'accueil et l'acceptation de
la différence
Les
paroisses doivent être aussi les lieux où se vivent le plus fortement
tous les
actes de bienveillance et de charité. Or la paroisse, qu'elle soit
géographique
ou linguistique, reste un lieu de rencontre où tout le monde est admis,
quelle
que soit sa condition sociale ou sa profession, suisse ou étranger,
chrétien ou
non. Des paroisses ouvertes
au monde
Dans un monde de
globalisation, on ne peut
rester limité à des frontières géographiques. La
mission chrétienne, elle est ici chez nous, mais aussi
au loin. Le
chrétien ne peut être indifférent à tant de misères dans des pays
lointains. Là
surtout il s'agit de mettre en éveil une nouvelle imagination de la
charité.
Créer des partenariats qui permettent des échanges dans les deux sens. Des moyens à disposition
Notre
diocèse de Sion et le Territoire abbatial disposent d'un bon instrument
: Caritas,
Il importe de la faire connaître. Oser l'utiliser. Pour les familles,
il existe
une excellente pastorale de la famille. La plupart des paroisses ont
des moyens
à disposition, des locaux de rencontres, des lieux de célébration. Nous
vivons
dans un pays riche matériellement et il n'y a pas à craindre de
susciter des
actions caritatives d'envergure, d’y engager et encourager les jeunes.
Dans ce
domaine de l'entraide, l'oecuménisme
est facile. Au nom d'un même évangile, on
peut mettre en route bien des projets concrets. III Comment
manifester le primat de la charité ?
Quel rôle
pourraient jouer les mouvements dans l'exercice de la charité? Que
peuvent
faire les nouvelles communautés? Présents sur une ou plusieurs
paroisses, ces mouvements ou communautés peuvent jouer un rôle
essentiel pour
exprimer l'amour évangélique. C'est sans doute là une forme nouvelle
d'accueil
des pauvres au sein même des communautés. Accompagnement spirituel IV La
charité, sans
oublier l'espérance et la foi "L'espérance est
souvent un désespoir
surmonté"
L'espérance chrétienne est bien plus qu'un simple espoir.
L'espoir
rejoint des préoccupations immédiates, l'espérance comprend aussi la
durée et
ouvre sur l'éternité.
Georges
Bernanos disait que « l'espérance est un désespoir surmonté ». Combien
de
situations dites désespérées doivent pouvoir trouver auprès des
chrétiens des
raisons d'espérer encore!
Notre
monde a besoin de redécouvrir une nouvelle espérance. Tant d'apatrides
spirituels la découvriront à travers l'amour qu'on leur portera. V La foi
illumine les vies de l'intérieur
La foi
chrétienne est basée sur la personne de Jésus le Christ mort et
ressuscité pour
nous. C'est Lui qui nous a révélé le Père et ensemble Ils nous donnent
l'Esprit
Saint, l'Esprit d'amour.
Les
communautés, les mouvements comme les paroisses ont
la mission de faire connaître Jésus le
Christ, de le faire aimer.
Le pape ne
craint pas de proposer la sainteté comme cheminement pastoral. Et un
des moyens
les plus certains c'est la prière. Nos communautés doivent devenir
d'authentiques écoles de prière. Conclusion
Dans le
Magnificat, Marie loue le Seigneur mais ne craint pas de prôner un
nouvel ordre
des choses quitte à renvoyer les riches les mains vides et à renverser
les
puissants de leur trône et à élever les humbles.
Dans un
monde pluraliste et égoïste, dans un monde de grandes inégalités voire
d'injustice, paroisses et mouvements doivent unir leurs forces pour
permettre à
davantage d'ouvriers de s'engager pour la moisson.
Le partage
dans la charité va permettre le témoignage dans l'espérance et
finalement ,
pour ceux qui iront jusqu'au bout des appels de l'évangile, de célébrer
dans la
foi. En mémoire de Jésus, comme il nous a dit de le faire. + Joseph Roduit, Abbé de St-Maurice
Conseil
Primatial de Le nouvel
Abbé-Primat a
convoqué son Conseil,
pour la première fois de son mandat, dans le site magnifique
et grandiose
de son Abbaye de
Klosterneuburg, dans les environs de Vienne. Chaque Supérieur Général a donné un bref aperçu sur les derniers événements et sur les joies et soucis de sa famille religieuse. Partout, on ne peut que constater les problèmes du vieillissement des chanoines et le manque aigu de vocations. Partout, il faut essayer de maintenir au mieux le service pastoral et les observances de l’idéal canonial, en particulier la vie communautaire.
Le délégué du
Grand-Saint-Bernard : René-Meinrad
Kaelin
Texte à méditer pour la
nouvelle année : Se mettre en route Se mettre en route, C'est quitter l'immobilisme
qui nous fige, C'est entrer en mouvement Et mobiliser toutes ses
énergies : Celles du corps et celles du
coeur, Pour tendre vers un même
but. Se mettre en route, C'est créer l'harmonie Entre les yeux et le regard,
Entre l'oreille et le son, Entre les lèvres et la
parole. C'est passer de la nuit à la
lumière. Se
mettre en route, C'est choisir une direction,
Et c'est partir ensemble
afin de vivre, De vivre les retrouvailles, De vivre la rencontre. Oncle
Alphonse
Oncle
Alphonse est né le 7 décembre 1922 à Premploz, un village des hauts de
Conthey.
C’est le 9ème enfant de Marie et Augustin Berthouzoz, boulanger du
village.
Suivront ensuite 2 frères. Dès son plus jeune âge, il fréquente l’école
du
village et participe aux divers travaux courants de cette époque. Agé
de 10
ans, après la période de l’école, il travaille en tant que chevrier du
village.
Avec son petit frère Maurice, ils amènent tous les jours le troupeau
paître
dans les mayens des hauts de Conthey. Ensuite il passera 4 saisons à
l’alpage
de Flore pour la garde des troupeaux. Vers l’âge de 15 ans, il prend la
décision de commencer des études pour se vouer à la profession
religieuse. Et
c’est en 1943 qu’il entre comme séminariste à l’hospice du
Grand-St-Bernard. Enfants, nous nous réjouissions de chaque visite à l’hospice. Oncle Alphonse nous faisait visiter les lieux, voir les chiens, découvrir sa station météo et parfois même, il prenait le temps de jouer au tennis de table avec nous. Lors de ses
passages à Premploz, il ne manquait jamais de rendre visite à toute la
famille
ainsi qu’à ses parrains. A chaque
baptême ou mariage qui concernait la famille, nous pouvions toujours
compter
sur sa présence pour l’organisation, la célébration et la bénédiction
de la
cérémonie et si le décès d’un Parfois, nous passions quelques jours de vacances à la cure de Bourg St-Pierre, où il nous accueillait les bras ouverts. Au programme : ballades et découvertes de la région et de la flore alpine, promenades dans les vallées italiennes voisines ou tout le monde le connaissait, randonnées à ski, fondues, sans oublier les nombreuses messes auxquelles nous participions. Il nous arrivait aussi, lors de nos arrêts à Bourg-St-Pierre de le trouver à la cueillette des framboises qu’il cultivait dans son jardin, ou alors en pleine fabrication de délicieuses confitures. Nous appréciions aussi ses fameux élixirs à base de plantes des alpes qui lui assuraient une excellente forme physique et un esprit vif. Nous repartions quelquefois avec un fromage de la laiterie du village qu’Alphonse entretenait dans la cave de la cure et nous revendait sans en tirer un seul bénéfice. Mais ce que nous retenons de l’oncle Alphonse, c’est sa gentillesse, sa bonne humeur qui ne le quittait jamais, son cœur sur la main et aussi son dévouement sans faille à sa profession de prêtre. Nous sommes
fiers d’être les neveux et nièces de cet homme humble et attentionné.
Il
restera un exemple pour nous tous. Yvon
Berthousoz |