Ici le Christ est adoré

La prière

 

Col du Grand-Saint-Bernard, le 31 janvier 2010. © odile meylan

 

Notre œuvre d’hospitalité pour être pleinement féconde doit être portée par la prière et une relation privilégiée avec Dieu.

A ce sujet l’Evangile de Marthe et Marie nous éclaire particulièrement. Jésus ne dédaigne par les nombreux services rendus par Marthe, il l’invite seulement à unifier sa vie autour de lui. Finalement il la met en garde contre le danger de la dispersion. Cela s’adresse aussi à nous tous et le risque est grand d’être emporté par nos nombreuses activités et ainsi oublier la source de notre consécration religieuse. C’est bien parce que nous avons choisi d’imiter le Christ que nous désirons plus ardemment le servir plus particulièrement dans le charisme de l’hospitalité.

 

« Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.
Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée »
Luc 10, 38-41

 

Nos maisons d’accueil en montagne ne sont donc pas seulement des refuges. Elles sont avant tout des lieux où le Christ est prié et adoré. C’est bien parce que chacun porte le Christ en lui que nous l’accueillons, mais à travers notre vie de prière nous montrons aussi que c’est bien le Christ qui accueille et nourrit. Nous reconnaissons ainsi que l’oeuvre d’hospitalité est avant tout un don de Dieu fait à son Eglise.

 

« Il nous faut encore faire monter vers le Père la louange et la supplication du monde entier et implorer sur lui les largesses de sa paternelle bienveillance. Telles sont les dimensions que donnent à l’hospitalité la récitation quotidienne de l’office de choeur à l’Hospice. « Ainsi ont dû faire, neuf siècles durant, ces religieux un peu rudes peut-être : ils jetaient vers le ciel leurs psaumes et leurs hymnes, et puis s’en allaient à la rencontre des voyageurs ». Sans cette dimension de l’hospitalité, nous serions pris de panique et tentés souvent de déserter… »
Gratien Volluz