2014-1
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Année 2014 - Numéro 1
Revue " Mission du Grand-Saint-Bernard"

Chers amis lecteurs,

Voici le menu qui vous est proposé pour ce premier numéro de l’année 1014. Après les vœux de circonstance, , nous rendons hommage, tout d’abord, comme il convient, à notre cher confrère le chanoine René Bossetti, qui nous a quittés le 13 novembre, au lendemain de sa fête, la saint René.
Puis ce numéro prend des couleurs littéraires : tout d’abord la présentation par Pierre Rouyer, du dernier ouvrage paru sur la Congrégation : découvrir le Grand-Saint-Bernard.
Dans la foulée, j’ai demandé à notre archiviste de nous donner un aperçu sur les publications concernant saint Bernard, l’hospice et la vie de la Congrégation. J’espère que ce menu vous plaira et qu’il nourrira votre désir de connaître toujours mieux la vie de notre famille bernardine.
En mon nom personnel, et au nom de tous les confrères, je vous salue cordialement et vous souhaite une année 2014 bénie de Dieu et donc heureuse et porteuse de beaux fruits.

Chanoine RM Kaelin, rédacteur


Voeux pour 1914

A défaut des vœux de notre Prévôt, - au moment de la remise des épreuves à l’imprimerie saint Paul, il était en pleins préparatifs pour son voyage à Taïwan, avec le chanoine Noël Voeffray – je vous donne quelques beaux textes de vœux, puisés un peu par-ci par-là, au hasard de mes lectures :

Commençons par ce poème du jésuite, le Père Jean Debruynne :
« Je ne te demande pas, mon Dieu,
de faire que cette année soit un miracle.
Je ne te demande pas que cette année
le printemps naisse à la place de l’hiver.
Je ne te demande pas que ce qui est
n’ait jamais été.
Je ne te demande pas de remplacer la réalité par mes rêves
ou de faire que mes désirs
me fassent oublier la nuit.
Je te demande seulement,
mon Dieu, d’oser l’espérance ».

La Revue Signes, chemins d’Avent, 1987, nous propose ce beau texte

« Puisses-tu être visité par une si grande joie
que nulle part il n’en existe de meilleure !

Que monte chaque jour de ton cœur la secrète chanson
qui permet au semeur toutes ses semailles,
et au rosier toutes ses roses.

Prends le risque d’aimer,
sûr que tu n’aimeras jamais assez.

Forts soient tes bras pour rendre à l’homme
son regard le plus fier,
sa part de rêve ou son espace de prière ! »

Et pour terminer, cette page de Signes, Avent 2013.
Nouvel-An 2014
Voici notre avenir que Dieu nous confie en ce jour, comme il avait confié son fils à Joseph et à Marie.
Qu’il nous bénisse et qu’il nous garde, que son regard se penche sur nous.
Que sa lumière éclaire notre route.
Et toi mon frère, toi mon ami,
que cette année te comble au-delà même de tes souhaits :
tel est le vœu de Dieu ».
« Que le Seigneur se penche vers toi », (Nombres 6,25).

Par le rédacteur Chanoine RM Kaelin


«Que les laïcs prennent l’habitude de travailler dans la paroisse en étroite union avec leurs prêtres ; ils seront toujours prompts, à l’invitation de leur pasteur, à participer aux initiatives de l’Eglise » Concile Vat. II

Unis à sa famille :
Son frère Ami Bossetti, à Martigny
Ses neveux, nièces et nombreux amis,
Ses cousins Joseph, Guy, Louis, leur conjoint et famille,
Le Prévôt et les chanoines du Grand-Saint-Bernard vous font part du décès de leur cher confrère,

Le Chanoine René Bossetti (1923-2013)

parti rejoindre les nombreux membres de sa famille humaine et religieuse qui le précèdent auprès de Dieu.

Né le 1 avril 1923 à Martigny, il est entré au noviciat le 16 août 1945 ; il fit profession religieuse le 12 octobre 1946 et fut ordonné prêtre le 22 juin 1952. Auxiliaire, successivement, dans les paroisses d’Orsières de 1952 à1954, puis de Martigny jusqu’en 1959 il assuma ensuite divers ministères, en paroisse ou à l’intérieur de la Congrégation avec un esprit de dévouement et de précision qui étaient, pour lui, une excellente manière d’exprimer son sens de l’appartenance à la Congrégation.
Ainsi, fut-il curé de Trient de 1959 à 1969 ; économe et sous-prieur de la Maison de Martigny de 1965 à 1974 ; curé de Liddes de 1974 à1983 ; économe du collège Champittet de 1983 à 1986 ; recteur de Martigny-Croix de 1986 à 1992 ; vicaire à Vouvry en 1992 puis administrateur de la paroisse de 1995 à 1996 ; curé de Montana-Village de 1996 à 2001 ; il revint alors à Martigny, comme auxiliaire, assumant mille services auprès de la communauté paroissiale jusqu’à épuisement de ses forces.
Apprenant sa maladie, il n’en faisait pas mystère, il l’accueillit comme signe d’un délai d’ultime préparation à la Rencontre de son Seigneur. Il est décédé, après un bref séjour, à l’hôpital de Martigny.
La messe de sépulture a été célébrée en l’église N.D de la Visitation de Martigny, le samedi 16 novembre 2013. En lieu et place de fleurs, pensez à la Mission du GSB, CCP 19-5515-6 et priez pour lui.

Ensevelissement de René Bossetti

Accueil au début de la célébration

Chers parents, chère famille, de René Bossetti, chers confrères, chers amis,
Je ne veux pas retracer les 90 années de vie de notre confrère. Il y aurait trop à dire, même si René était très discret sur lui-même et sur son histoire.
Quand on remet quelqu’un en Dieu on y dépose toute la personne : grandeurs et misères. Faire mémoire ici de quelques traits c’est permettre à chacun de compléter un portrait dont, de toute façon seul Dieu en connaît les contours. Tout à l’heure, dans l’évangile, Jésus utilisera aussi un portrait pour parler de la prière qui nous relie à Dieu. Un portrait imagé, sous forme d’une petite histoire. Cette pédagogie de la parabole convenait assez bien à notre confrère. Il se trouvait toujours une case dans ses fichiers pour consigner aussi bien des éléments de comptabilité que des événements paroissiaux ou de Congrégation. Et quand il en expliquait le fonctionnement, son langage d’accès prenait facilement des intonations de paraboles. « Voyez, par exemple, disait-il, lorsque vous voulez obtenir telle information, il vous suffit de… » A lui, il suffisait de… mais nous, la plupart du temps, nous restions là comme les disciples à qui Jésus disait: « Comment, vous n’avez toujours pas compris ! »
[Autre témoignage reçu ce matin : ]
Le monastère de Colombey est grandement reconnaissant à votre confrère : en effet, en 1998, il a « lancé » l’Etoile Sonore dans l’informatique. Avec une infinie patience et une pédagogie appropriée –non sans une pointe d’humour délicat, de temps à autre- , il a initié sœur Marie Robert, à cette nouvelle technologie. C’en était fini de parcourir une à une le fiches des abonnés, du catalogue, des envois/rentrées, pour tenir la sonothèque à jour… Quel soulagement et quel gain de temps !
Ou encore, la veille de sa mort, j’évoquais avec lui un voyage à Taïwan, il pointe son doigt en l’air et dit : « Je voudrais prendre la ligne directe. » Parabole !
Monsieur Bossetti était un vrai confrère de la Congrégation, faisant passer le bien commun avant ses intérêts personnels, osant être personnel dans ses avis, mais se ralliant avec simplicité aux décisions communes.
Je souligne encore que notre confrère était un homme de foi profonde, il nourrissait sa relation au Christ par une prière fidèle et par une attention habituelle aux documents du Magistère. Ces 2 références le rendaient attentif à célébrer les mystères de la Foi, sans se cantonner à la sacristie. Il a toujours eu le souci des autres, de leurs situations de précarité.
Il s’en va au moment où s’achève l’Année de la Foi. Cette coïncidence nous pouvons la lire, selon le texte même de Benoît XVI, comme une invitation à tenir le regard « fixé sur J.C. qui est à l’origine et au terme de notre Foi, sachant que c’est en lui que trouve son achèvement tout tourment et toute aspiration du cœur humain. » (PF13)

Jean-Marie Lovey, Prévôt

Homélie

(avec comme lectures : Rm 14, 7-9 et Lc 18, 1-8)

Chers confrères, chers parents, chers amis,

Quand Jésus parle en parabole –et il le fait fréquemment- c’est, dit-il « pour révéler des choses cachées depuis la fondation du monde » (Mt 13, 35). N’y voyons pas d’abord une espèce de secret tenu caché à cause d’une part de scandale dont la révélation ferait l’effet d’un formidable scoop dont notre monde est friand. N’y voyons pas non plus une rétention d’information qu’un Dieu jaloux de son savoir voudrait se réserver pour asseoir une fausse autorité ! Il ne s’agit pas de cela. Cette réalité est cachée, du fait qu’elle est enfouie, indéracinablement enfouie dans les profondeurs de toute créature de notre terre, dans les profondeurs de notre histoire, de notre vie, et cela depuis les origines, parce que le Créateur lui-même les y a déposées. Ces choses cachées, c’est le Royaume des cieux. Il en était question dans les passages précédents de St Luc que la liturgie nous a donné à lire tous ces jours derniers. Il y a bel et bien une parcelle du Royaume présente au plus profond de chacun. Jésus vient la mettre au jour ; et, à travers le langage de la parabole, il vient nous aider à mieux comprendre.
La parabole de ce jour veut nous enseigner la prière persévérante. Comme d’habitude, Jésus illustre son propos avec une anecdote tirée de sa vie quotidienne. C’est l’histoire d’une veuve. « Il y en avait beaucoup en Israël, déjà du temps du prophète Elie», nous dira Jésus lors de sa toute première prédication à la synagogue de Nazareth. (Lc 4, 25)
La veuve d’aujourd’hui demande et insiste auprès du juge, simplement pour qu’il fasse son travail ; qu’il lui reconnaisse finalement son bon droit, à cette pauvre veuve !
Il faut bien voir qu’une femme, à l’époque, n’a pas d’autre appui social que son mari. Si donc elle est veuve elle perd toute sécurité. Pensons à la veuve de Naïm qui, elle, avait un autre appui masculin, son fils unique ; mais voilà « qu’on portait en terre son fils mort » (Lc 7, 11). Et c’est dire dans quelle détresse se trouve cette femme ! Détresse qui va attirer la compassion du Seigneur.
Le juge d’aujourd’hui n’a pas de compassion. Aucune. Il se moque, ne respecte rien, ni Dieu ni homme. S’il est vaincu, c’est par une autre force de la veuve : son insistance, sa persévérance à venir encore et encore frapper à sa porte, jusqu’à, dira le juge, « me casser la tête ».
Dans la parabole, Jésus se sert de cette histoire pour nous dire ceci : « quand vous priez, comportez-vous comme cette femme. Insistez encore et encore, à temps et à contre temps (cf. 2 Tim 4, 2) n’ayez pas peur d’importuner Dieu. La prière persévérante, de jour et de nuit est votre force. Et Dieu a un faible pour elle.
Contrairement au juge de l’histoire, Dieu ne va pas faire attendre ceux qui crient vers lui, « sans tarder, il leur fera justice ».
Je vous invite à regarder de très près le texte. Le juge, est-il dit, n’était pas « respectant les hommes ». Et le terme utilisé pour le respect est à lui-même une parabole. Littéralement, le respect est ce que je fais entrer en moi (entrépéo entreépeo) dans ma tête [un trépan dans le cerveau] ce que je fais entrer en moi comme code de conduite qui exige de se gêner soi-même pour servir les autres. Voilà comment est Dieu. Dieu s’est mis dans la tête que pour pouvoir servir les autres il fallait savoir s’effacer. Ce Dieu, dirait Péguy, Il est « bien élevé ». Il respecte les hommes. Il se fait tout discret, tout petit, il se gêne lui-même pour servir les autres.
Il me semble que cette définition convient aussi tellement bien à notre confrère. Le chanoine Bossetti était quelqu’un qui avait la tête solide. Il s’est mis comme un trépan dans le cerveau, par bourrage de crâne, il s’est mis la conviction qu’il fallait aller jusqu’à se gêner soi-même pour servir les autres.
Alors, oui, lorsque les repères des comportements humains, dans la vie sociale ou dans la communauté religieuse sont ceux-là, on ne fait pas attendre les nécessiteux. Par profond respect de l’homme on finit par découvrir, dans le cœur des autres et dans le sien propre, caché depuis la fondation du monde, ce qui nous fait ressembler à Dieu. On se sent l’envie de devenir comme Lui. On se fait tout petit et « sans tarder on leur fera justice » à nos frères.
Par sa vie, son ministère, sa mort, notre cher confrère est une parabole qui nous convie à découvrir, en germe, au profond de nos vies ces grandeurs cachées qu’il nous faut aussi laisser venir au jour.(photo e-mail n. 1) Osons-nous y croire ? « Mais,le Fils de l’homme quand il reviendra trouvera-t-il la foi sur terre ? » Amen

Jean-Marie Lovey


L’ingénieux chanoine René BOSSETTI

Le jour de la Saint René, le 12 novembre, j’apportais à René Bossetti, hospitalisé, les vœux de la part des confrères, pour sa fête. Avec beaucoup d’attention il a lu le message et scruté les signatures avant de me remercier, visiblement heureux. Le lendemain matin, il s’unissait au Christ dans les sacrements et l’après-midi accomplissait la « pâque » vers la Maison du Père.
Vient maintenant pour lui le temps de la louange sans fin. Vient maintenant pour nous, le temps du souvenir et de l’action de grâce. Puisque nous vivons du même mystère, à nous de nous souvenir que le Christ en sa Pâque fait l’unité de son corps et la communion des saints. La mort ne sépare pas ceux que le Christ unit en Lui.
René Bossetti est l’homme de la Bâtiaz, né au sein d’une famille nombreuse, qui a développé une volonté tenace pour réussir ce qu’il entreprenait et un sens pratique pour réaliser ce qu’il cogitait longuement. Ingénieux, et s’appuyant sur son habileté manuelle, il nous déconcertait par ses trouvailles pas toujours nécessaires, mais quand même très utiles. Les sous-plats sur roulettes pour les repas, par exemple ; il en fut l’ingénieux concepteur et l’habile artisan pour rendre la vie communautaire plus facile autour de la table. On pouvait se passer les plats sans moult serviettes et sans se brûler les mains, et s’amuser à rouler les sous-plats comme si on conduisait un petit camion ! On se souviendra de René, à table aussi.
Il voulait connaître pour comprendre, étudier le problème pour trouver la meilleure solution, pas forcément la plus simple mais souvent originale, comme ces petites armoires murales à la cure de Liddes où d’un simple coup d’œil on apercevait toutes les familles et les villages de la paroisse. Ingénieux !
Oserais-je encore un exemple vestimentaire ? Le nouvel habit de la Congrégation adopté en 1992, René l’a accepté sans peine, mais ne le trouvait pas pratique avec la fermeture sur l’épaule gauche. Il a dessiné un patron cintré avec des boutonnières : exemplaire unique !
René restera le pionnier de l’ordinateur. Un des premiers, dans l’Entremont, non pas simplement à utiliser l’ordinateur, mais à inventer des programmes pour les besoins précis du ministère ou de la comptabilité. Il en a initié plus d’un à Orsières et même à Collombey chez les sœurs bernardines qui s’occupent de « l’étoile sonore », cassettes de lectures pour les mal-voyants. Ingénieux !
Le religieux du Grand-Saint-Bernard, que fut René Bossetti, a marqué la Congrégation par son attitude réservée, mais aussi par son sens de la communauté qui le poussait à vaincre sa timidité. En effet il exigeait souvent une plus grande réflexion pour la mise en pratique de la vie commune en lien avec le ministère paroissial. Le système de gouvernement était son cheval de bataille qu’il enfourchait souvent pour me rappeler le principe de subsidiarité, moyen infaillible pour ne pas s’épuiser et pour responsabiliser chacun. Le supérieur doit savoir déléguer et faire confiance ! Oui, mais… ! Il y a une distance entre la théorie et la pratique !
René avait un sens aiguisé du devoir d’état. Consciencieux, il mettait son intelligence et son cœur à bien préparer ce qu’il devait faire, comme les réunions de communauté par exemple. Le partage d’évangile qu’il nous offrait avait été réfléchi, médité et donné avec précision et un sérieux édifiant. Des neuf années passées avec lui à Martigny, je veux souligner doublement sa piété fidèle aux offices et à la méditation spirituelle. J’y voyais un contraste saisissant entre sa démarche fragile, frôlant un peu les murs et sa force tranquille, stable par sa présence constante aux heures de prière.
Le prêtre en paroisse, René Bossetti, s’est dévoué de toutes ses forces à faire connaître et aimer Jésus avec d’autant plus de courage et de mérites que des ennuis de santé le visitaient souvent. Il voulait susciter la participation des laïcs pour construire la communauté paroissiale. Cette pensée trouvée dans ses notes résument le désir qui l’animait : « Les chrétiens seront reconnus comme l’âme du monde lorsqu’ils pratiquent avec authenticité la vie communautaire dans le respect de la personne, de la justice, dans le souci de la paix, et en remplissant patiemment la fonction qui leur est confiée ».
Le souvenir du chanoine Bossetti et les souvenirs que chacun pourraient énumérer deviennent pour nous une immense action de grâce à Dieu et un fraternel merci à René.
Une invitation à vivre notre journée en communion avec le ciel : « Tu sais, Seigneur, que pour t’aimer je n’ai qu’aujourd’hui » (ste Thérèse de l’Enfant Jésus)

Chanoine François Lamon


L’au-revoir de Montana-Village à son curé

Jeudi 14 juin, Fête Dieu 2001

Cher Monsieur le Curé,

La fête Dieu est traditionnellement dans notre paroisse jour de grande fête.
Aujourd'hui, de nombreux paroissiens de Montana, Diogne et Corin s'unissent pour prier et louer le Seigneur notre Dieu, puis pour se réjouir ensemble autour d'un repas, de musique, de danses et de chansons tout éclairés d'amitié.
. Ces jours derniers, nous avons appris, cher chanoine Bossetti, votre prochain départ à la retraite. Saisissant l'occasion de ce rassemblement paroissial , nous voulons vous adresser toute notre reconnaissance .
Depuis 5 ans en effet ,vous célébrez avec nous et pour nous, jour ordinaire, jour de deuil.et jour de fête.
A votre arrivée chez nous, vous aviez déjà 73 ans, et vous n'avez pas reculé devant la charge proposée: être curé de la paroisse St Grat. Beaucoup vous ont trouvé très courageux, voire téméraire. Mais au fil des jours vous avez relevé le défi et vous avez fidèlement exercé votre ministère chez nous.
Certains ont apprécié vos sermons prêchés avec méthode, où la raison et la réflexion philosophique éclairent la foi. Vos célébrations paisibles et sobres nous ont souvent ramenés vers l'essentiel. Le Pain de Vie a nourri par vos mains ceux qui désiraient trouver régulièrement leur force à la Table du Seigneur.
Vos paroles, vos gestes discrets et parfois chocolatés ont encouragé servants de messe, animateurs, conseils de paroisse ou tout autre fidèle s'engageant au service de notre communauté. Vos pointes d'humour nous ont amusés. Vos compétences d'administrateur ont facilité la gestion matérielle des lieux de culte : Diogne et Montana se sont vus rafraîchis. Conscient des limites de vos forces, vous n'avez pas hésité à déléguer et à vous appuyer sur les compétences de chacun La communauté paroissiale ainsi sollicitée s'est vue grandie et fortifiée par le partage des responsabilités.
Evidemment, une vie paroissiale suppose aussi quelques dissensions , quelques emportements. Nous vous demandons très simplement pardon pour toute maladresse commise et sommes confiants dans la miséricorde du Père.
Nous relevons ici quelques pointes visibles de votre activité mais nous sommes bien conscients que de longues heures de travail et de prière en notre faveur resteront sous le regard secret de notre Père des Cieux.
Pour toute votre dévouée collaboration et pour nous avoir donné le meilleur de vous-même durant ces 5 années nous vous adressons un très chaleureux merci.
Cher Monsieur le Curé, que le Seigneur bénisse votre nouvelle étape de vie par la santé, le repos, l'amitié! Que la tendresse de la Vierge Marie vous rapproche chaque jour du Christ Sauveur !
Nous serons toujours heureux de vous retrouver et confions notre paroisse à vos prière. Amen!
Les fidèles de la paroisse St Grat


Un nouveau livre pour dire l'histoire et le présent du Grand-Saint-Bernard

Découvrir le Grand-Saint-Bernard

Plus de huit mois de travail ont permis au chanoine Jean-Pierre Voutaz et à Pierre Rouyer de composer le livre Découvrir le Grand-Saint-Bernard, nouvelle référence à propos de ce haut lieu. Le sous-titre indique l’ambition de l’ouvrage, qui invite à découvrir « l’hospice, la spiritualité, la montagne, l’histoire, le musée, les chiens ». L’approche globale menée par les deux auteurs révèle les liens qui unissent l’hier et l’aujourd’hui, la richesse du patrimoine à l’extraordinaire vitalité du présent.

Questions multiples

Cet ouvrage est né de la nécessité d’apporter des réponses aux interrogations des passants. Qui était saint Bernard ? Comment la congrégation fonctionne-t-elle ? Quel est le rôle du prévôt ? Qui était saint Augustin ? Comment vit la communauté de l’hospice ? Qu’est ce que le charisme de l’hospitalité ? Quel est désormais le rôle des chiens ? Autant de questions qui incitent à en poser d’autres pour explorer les multiples réalités du Grand-Saint-Bernard.
En qualité d’archiviste de la congrégation, passionné par le patrimoine bernardin, le chanoine Jean-Pierre Voutaz a choisi parmi les collections des documents et des objets éloquents. Ses textes explicatifs et descriptifs permettent de s’avancer dans les entrelacs du passé, depuis l’Antiquité jusqu’à la construction du tunnel. De son côté, Pierre Rouyer s’est d’abord intéressé à l’iconographie. Ce sont près de 20'000 images anciennes et actuelles qui ont été visionnées. De nouvelles photographies ont également été réalisées, notamment par Stefan Ansermet, qui a reproduit la majeure partie des objets du trésor ainsi que les collections du musée. Il en résulte un livre avec 300 photographies et illustrations, dont une carte de la Via Francigena.
Organisé en dix chapitres, ce livre permettra aux personnes familières du Grand-Saint-Bernard de retrouver un lieu aimé, et à celles qui ne s’y sont jamais rendues d’en découvrir tout simplement l’éternel présent.

Découvrir le Grand-Saint-Bernard
Chanoine Jean-Pierre Voutaz et Pierre Rouyer
Les Editions du Grand-saint-Bernard
200 pages
300 photos et illustrations 1 carte de la Via Francigena
Disponible en librairie
Prix : CHF 29.–

1 – La vie de Saint Bernard

En rappelant les origines de l’hospice et de la congrégation, Jean-Pierre Voutaz fait la part entre l’histoire et la légende. Il est établi que la ville d’Aoste fut, au XIe siècle, le lieu d’émergence de la vocation bernardine, là où Bernard était archidiacre et où il accueillait les voyageurs ayant franchi le col. A l’époque, la mobilité est en pleine croissance et le col du Mont-Joux demeure l’une des routes les plus dangereuses d’Europe. Parmi les rares objets ayant appartenu au saint fondateur, on retrouve un parchemin, relatif à la vie de saint Nicolas, ainsi que l’anneau d’or orné d’un saphir, peut-être un cadeau de la famille royale de Bourgogne à laquelle Bernard était probablement apparenté.

2 – La congrégation

Plusieurs textes documentent dans ce chapitre l’origine, l’histoire et l’actualité de la congrégation du Grand-Saint-Bernard. Après une présentation de quelques-uns des prévôts qui ont servi au cours des siècles – que de personnalités et d’actions diverses ! – c’est l’actuel prévôt qui est présenté, lors de la cérémonie de bénédiction qui a suivi sa nomination en 2009. Le chanoine Jean-Michel Girard expose la vie et la pensée de saint Augustin, en évoquant ce que représente la règle pour la vie en communauté. Enfin, l’œuvre missionnaire est largement évoquée, avec notamment le sacerdoce et le sacrifice de Maurice Tornay.

3 – Vivre à l’hospice

La page d’entrée de ce chapitre le dit clairement : vivre à l’hospice signifie « Etre, donner, recevoir, chaque jour de l’année ». Pierre Rouyer propose un portrait de la communauté religieuse, en évoquant le parcours et le charisme de chacune des personnes qui la composent. Autant de visages, autant de paroles qui disent les liens avec le prochain, l’appel à être en Dieu, la joie de servir chaque jour en communauté. S’ensuit une présentation des équipes d’employés et de bénévoles sans qui la vie là haut ne serait guère possible. En paroles généreuses et intimes, des personnes téoignent de leur expérience à l’accueil ou à la maisonnée.

4 – Le trésor d’église

Ainsi que l’écrit Jean-Pierre Voutaz : «La description historique et stylistique d’un térsor ecclésiastique ne suffit pas pour en saisir la signification. Le trésor nous introduit au monde du sacré, où la matière devient le support de la relation entre Dieu et les hommes. » Les calices, les croix, les reliquaires et autres objets liturgiques sont mis en relation afin que soit révélé leur sens véritable, qui est de rapprocher l’humain de l’itinéraire de Jésus. Une autre aspect que révèle cette présentation est la proximité entre les vivants et le trésor, qui dit la présence du sacré dans la vie quotidienne à l’hospice.

5 – Le service de la montagne

La tradition du sauvetage en montagne, inhérente à la vocation bernardine, est marquée par l’image des chanoines, des marronniers et de leurs chiens aidant les voyageurs pris dans la tourmente. Pour rappeler cette époque, un témoignage inédit et précieux nous est donné, écrit par Antoine Paccolat qui, de 1903 à 1907, fut marronnier à l’hospice du Grand-Saint-Bernard où il travailla avec les chiens Barry II et Barry III. Puis c’est l’histoire récente de l’élevage qui est évoquée à travers un portrait du valdôtain Paul Vuyet, responsable des chiens de l’hospice pendant deux décennies, et enfin par une présentation des activités de la Fondation Barry.

6 – Passants et pélerins

Les fouilles archéologiques prouvent que l’on allait d’un versant à l’autre du col entre 2500 et 2200 av. J.-C. Juste avant l’ère chrétienne, le passage est aux mains des Celtes, puis ce sont les Romains qui, vers les années cinquante, y construisent une route. Saint Maurice et ses compagnons thébains à la fin du IIIe siècle, le pape Etienne II en 753, Henri V en 1110, François Rabelais en 1541, Bonaparte et son armée … la liste est sans fin de ceux qui franchissent le col, avec des intentions plus ou moins louables, avant et après la fondation de l’hospice. Aujourd’hui, ce sont les pélerins parcourant la via Francigena qui trouvent au Grand-Saint-Bernard le point culminant de leur cheminement, et qui témoignent.

7 – Archives et parchemins

Des centaines de parchemins datant du XIIe au XVIIIe siècle disent l’histoire et le rayonnement de l’hospice. Des documents attestent de donations importantes à travers l’Europe, d’autres témoignent des relations avec l’Eglise, ou de celles qui régissent la vie de la congrégation. On y retrouve les sceaux de papes et de souverains. Ainsi de l’empereur Henri VI le Cruel, entre 1152 et 1181, qui prend l’hospice sous sa protection, ou le pape Eugène IV qui par une lettre gracieuse, en 1437, nomme le prévôt. C’est l’une des vertus du livre, que ces documents uniques au monde, superbement reproduits et clairement explicités, deviennent accessibles au grand public.

8 – Le musée de l’hospice

Où l’on comprend qu’au XVIIIe siècle, les chanoines du Grand-Saint-Bernard ont été des pionniers en archéologie et en sciences naturelles. L’histoire est émouvante, qui voit le chanoine Laurent-Joseph Murith et quelques-uns de ses confrères entreprendre les premières fouilles au Plan-de-Jupiter, puis s’intéresser à la diversité infinie du monde naturel qui les entoure. L’époque est celle des Lumières, qui permet à ces religieux érudits de débattre avec les savants de passage à l’hospice. D’une génération à l’autre, les chanoines épris de connaissances scientifiques se relaient pour constituer les importantes collections que l’on peut admirer au musée de l’hospice.

9 – La nature des Alpes

Pourquoi y a-t-il un col ? C’est la première question à laquelle répond le géologue Stefan Ansermet, dans un texte qui présente, de manière simplifiée, la géologie du Grand-Saint-Bernard. Il n’est plus question ici de millénaires, mais de millions d’années au cours desquelles les forces tectoniques ont ouvert ce passage au sommet de la montagne. La beauté du Grand-Saint-Bernard réside aussi dans cette nature puissante. La flore est évoquée dans la diversité de ses couleurs et de ses formes. De même que la faune, dans un texte où intervient le garde-chasse Jérémie Darbellay, pour partager un peu de son expérience, notamment au sujet des bouquetins et des chamois.

10 – Le sommet véritable

Dernier chapitre, qui s’appuie sur l’œuvre du chanoine et guide Gratien Volluz. Dans les années soixante, Gratien renouvelle le charisme de l’hospitalité bernardine en inaugurant les pèlerinages alpins et les camps de montagne. C’est au contact de la roche, dans l’effort et la solidarité, que l’on monte vers le Père. Démarche qui s’est avérée extrêmement féconde, puisque des groupes d’écoliers participent été comme hiver aux camps organisés par l’hospice, et que des randonnées de plusieurs jours sont proposées chaque année. Autant de chemins qui culminent dans l’eucharistie, célébrée dans la beauté de la montagne. Le mot de la fin, donné par le chanoine Bernard Gabioud, invite à chercher sans relâche le sommet véritable: « Celui qu’on appelle Dieu est au plus profond de moi, plus intime à moi-même que moi-même. »


Saint Bernard et son œuvre. Quelques écrits pour en savoir davantage

Pour ce numéro de la revue missionnaire, le chanoine Kaelin me demande de présenter une bibliographie des ouvrages concernant saint Bernard, l’hospice, la vie de la Congrégation et celle de quelques chanoines, afin de compléter le dernier livre paru sur le sujet. Nous en proposons une sélection thématique. Les articles se distinguent des livres par l’indication des pages dans les revues qui les ont publiés. Ceux qui sont en italique sont encore en vente à l’hospice ou chez leurs éditeurs.

1. SAINT BERNARD

1a. Livres historiques
Archidiacre d’Aoste, né vers 1020, saint Bernard a fondé les hospices du Grand- et du Petit-Saint-Bernard vers 1045 -1050 et est mort à Novare où il a été enterré le 15 juin 1086 (ou 1081).
- André DONNET, Saint Bernard et les origines de l'hospice du Mont-Joux, Saint-Maurice 1942.
- Lucien QUAGLIA, Saint Bernard de Montjou d’après les documents liturgiques, Revue d’histoire ecclésiastique suisse 38 (1944), p. 1 à 32.
- Marcel MICHELET, Dieu sur les montagnes. Saint Bernard de Menthon, Martigny 1961. [Ce livre est plutôt d’ordre poétique.]
- G. JUDICA CORDIGLIA, Saint Bernard et les restes de ses ossements en la cathédrale de Novare, Bulletin de l’Académie Saint-Anselme 65 (1970-71), p. 41 à 53. [C’est une analyse du squelette de saint Bernard par un professeur de médecine légale de Milan]
- Lucien QUAGLIA, Fondation de l'hospice du Mont-Joux par saint Bernard, Novarien. Associazione di Storia della chiesa novarese, vol. 10 (1980), p. 12 à 19.
- Lucien QUAGLIA, Saint Bernard de Montjou patron des alpinistes, Aoste 1995 (1ère édition 1985).
- Jean-Luc PENNA, Saint-Bernard-des-Alpes, Seez, 2003.
- Mariella Carpinello, Bernardo di Aosta. Alle origini di una millenaria tradizione di accoglienza, Turin, 2010.

1b. Livres inspirés de la légende

La légende du 15ème siècle le fait naître en 923 dans la famille des comtes de Menthon (Haute-savoie), fuir le château familial la veille de ses noces afin de se consacrer à Dieu, fonder les hospices vers 962 et mourir en 1008.
- Henri Ghéon, La Merveilleuse Histoire du jeune Bernard de Menthon, Paris, 1924.
- Francine Bay, La citadelle des neiges, saint Bernard de Menthon, Paris, 2008.

2. La CONGREGATION ET L’HOSPICE

2a. Livres historiques
- Etienne-Pierre DUC, La Maison du Grand-Saint-Bernard et ses très révérends prévôts, Aoste 2000 (2ème édition, la 1ère de 1898).

- Lucien QUAGLIA, La Maison du Grand-Saint-Bernard des origines aux temps actuels, Martigny 1972 (2ème édition, la 1ère de 1955).
- Collectif, Helvetia Sacra IV/1 : Les chanoines réguliers de St-Augustin en Valais. Le Grand-St-Bernard, St-Maurice d'Agaune, les prieurés valaisans d'Abondance, Bâle/Francfort-sur-le-Main 1997.
- Jean-Pierre VOUTAZ, Pierre ROUYER, Découvrir le Grand-Saint-Bernard, Martigny 2013.

2b. Archéologie
- Louis BLONDEL, L’hospice du Grand-Saint-Bernard. Etude archéologique, Vallesia 2 (1947), p. 19 à 44.
- Gerold WALSER, Le temple de Jupiter au Grand-Saint-Bernard, Bulletin d’études préhistoriques alpines 18 (1986), p. 55 à 62.
- Anne GEISER, Grand-Saint-Bernard, les monnaies antiques, guide de l’exposition, Lausanne 1989.
- Lorenzo APPOLONIA, François WIBLE, Patrizia FRAMARIN (dir.), ALPIS POENINA. GRAND SAINT-BERNARD : une voie à travers l’Europe. Projet Interreg IIIA Italie-Suisse 2000-2006, Aoste 2008. [ouvrage complet présentant tout le patrimoine archéologique local du Gd-St-Bernard, à l’exception des monnaies antiques. Les articles sont soit en français, soit en italien.]

2c. Le trésor d’église
- Daniel THURRE, L'hospice de Grand-St-Bernard, son église, son trésor, Berne 1994.

2d. Les chiens
- Marcel MARQUIS, Grand Saint Bernard. Chiens, Cani, Hunde, Dogs, Martigny 1988. [1ère édition 1956 : c’est le livre le plus vendu écrit par un chanoine.]

2e. L’iconographie
- Anton GATTLEN, L’estampe topographique du Valais 1548-1850, Martigny - Brigue 1987.
- Anton GATTLEN, L'estampe topographique du valais 1850-1899 et supplément 1600-1849, St-Maurice 1992.
- Frédéric KÜNZI, Les Gravures du Grand-Saint-Bernard et sa région. Martigny (Collection Fondation Pierre Gianadda), 2009.

2f. La vie à l’hospice et le musée
Il s’agit de quelques publications disponibles à l’hospice, en lien avec la communauté qui y vit et les expositions temporaires de son musée.
- Alfred PELLOUCHOUD, Le Grand-St-Bernard par les chanoines du Grand-Saint-Bernard, Martigny 2002 (1ère édition Lausanne 1954, puis 1967, Martigny 1983, 1994, ainsi que les traductions italienne, allemande et anglaise). [C’est le petit livret résumé de la vie à l’hospice, remis à jour périodiquement].
- Yvon KULL, Un Lampion Sur La Montagne. Lettres aux amis du Grand-Saint-Bernard, Martigny 2000.
- Pierre ROUYER, Andrea ALBORNO, Un cœur dans les pierres. L’hospice du Grand-Saint-Bernard aujourd’hui, Lausanne – Martigny 2009.
- José MITTAZ, Theo MERTENS, Dominique MERTENS, Mille ans de fraternité. La vie au Grand-Saint-Bernard, Martigny 2010.
- Pierre ROUYER (dir.), Pain de la terre, pain du ciel, Martigny 2012.

3. QUELQUES CHANOINES

3a. Le bienheureux Maurice Tornay
- Pierre CROIDYS, Du Grand-Saint-Bernard au Thibet « sur la terre des esprits » une équipe héroïque s’en va bâtir à 3'000 mètres un nouveau Saint-Bernard, Paris 1949. [C’est un historique romancé de la mission des chanoines de 1928 à 1949, inspiré par le chanoine Pierre-Marie Melly. Le Père Tornay est encore en vie lors de sa parution. Il existe une traduction allemande, 1949.]
- Robert LOUP, Martyr au Thibet Maurice Tornay Chanoine régulier du Grand-St-Bernard 1910-1949, Fribourg 1952 (1ère édition 1950, anglais 1956, italien 1957, allemand 1959, espagnol 1962, chinois 1965).
- Charles GIROUD, Articles sur la vie et la renommée du martyre du Serviteur de Dieu Maurice Tornay chanoine régulier du Grand Saint-Bernard 1910-1949, St-Maurice 1953.
- Anonyme, Sur les rives du fleuve bleu. Bande dessinés parue dans la revue Cœurs Vaillants du 6 décembre 1962 au 14 mars 1963.
- Maurice ZERMATTEN, Terre de fer et Ciel d’airain ou la Passion du Père Maurice Tornay, Savièse 1988.
- Angelin-Maurice LOVEY, Les témoins parlent Radiographie d’une âme, Martigny 1990, pro manuscripto. (allemand et portugais : 1990, polonais 1992.)
- Claire MARQUIS-OGGIER, Jacques DARBELLAY, Le Bienheureux Maurice Tornay : « Un homme séduit par Dieu », Martigny 1993. (allemand, anglais, espagnol, portugais, italien et néerlandais : 1993.)
- Maurice TORNAY, Ecrits valaisans et tibétains. Choix de textes présentation et notes par Jacques Darbellay, Turnhout 1993. [épuisé, en cours de réédition par les soins de la fondation du Bx Maurice, à Orsières].
- Coll., Beatificazione dei Servi di Dio Maurice Tornay, Marie-Louise de Jésus Trichet, Colomba Joanna Gabriel, Florida Cevoli, Basilica Vaticana, Cité du Vatican 1993.
- Georges HUBER, Un témoin du Christ au pays des mille dieux, Martigny 1998.
- Claire MARQUIS-OGGIER, Jacques DARBELLAY, Courir pour Dieu. Le Bienheureux Maurice Tornay (1910-1949) Martyr au Tibet, Martigny 1999.
- Jacques DARBELLAY, Oscar LAGGER, Le curé de Yerkalo : Sur les pas de Maurice Tornay. Oratorio, Martigny 2002. [C’est le livret des spectateurs de l’oratorio].
- Pierre ROUYER (dir.), Les chanoines du Grand-Saint-Bernard au Yunnan et au Tibet. La maison du maître du ciel de Weisi. Centenaire de la naissance de Maurice Tornay (1910-1949), Martigny 2010.

3b. Casimir Formaz
Le prévôt Angelin Lovey a demandé à son jeune confrère atteint d’un cancer d’écrire son journal de malade. Il est mort en juillet 1967, à l’âge de 28 ans, laissant un témoignage de confiance en Dieu au quotidien, invitant le lecteur à se laisser sanctifier par le Seigneur. Son journal a eu un grand succès. Publié à Martigny (1967, 1968, 1973), il a été repris par les éditions du Cerf (Paris, 1975), puis traduit en italien (1969), en allemand (1971, 1982), en portugais (1989) et en anglais (1992).
- Casimir FORMAZ, A l’école du Christ souffrant. Journal de malade, Paris 1975.

3c. Les autres chanoines
- Nestor ADAM, Emil TSCHERRIG, Pour le 10e anniversaire de la consécration épiscopale de Monseigneur Nestor Adam, évêque de Sion: Quelques aspects de la vie diocésaine à la veille du 2e Concile du Vatican, Sion 1962.
- Coll., Dans l’audace et l’adoration. Gratien Volluz prêtre et guide, Martigny 1976.
- Maurice ZERMATTEN, Son excellence Nestor Adam, Brigue 1977.
- Albin FAVEZ, Le chanoine Alphonse Berthouzoz, Prieur de Bourg-St-Pierre. La tête dans le ciel et les pieds sur terre, Bourg-St-Pierre 2007.

Parmi les chanoines écrivains, mentionnons dès le 17ème siècle le prévôt Roland VIOT, suivi au 18ème siècle par Laurent-Joseph MURITH, puis au 19ème siècle par Gaspard Joseph DORSAZ, Pierre-Germain TISSIERES, Gaspard Abdon DELASOIE et Emile FAVRE. Le 20ème siècle est principalement représenté par Alpinus, nom de plume de notre oblat Philippe FARQUET, ainsi que par les chanoines Jules GROSS, Alfred PELLOUCHOUD, Lucien QUAGLIA et notre doyen le chanoine Gabriel PONT, qui ont chacun publié plus d’une vingtaine d’ouvrages ou articles importants.
Bonne lecture,

Chne J-Pierre Voutaz, le 19 novembre 2013